Xavier Dolan « J’aime filmer les explosions »

© Shayne Laverdiere
© Shayne Laverdiere

J’ai eu, ce mercredi 1er octobre, la chance d’assister à l’avant première de Mommy en compagnie du réalisateur Xavier Dolan et du comédien Antoine Olivier Pilon au Cinéma Comoedia, un lieu emblématique de Lyon qui fête 100 ans de cinéma cette année, bon anniversaire !

Contrairement à son précédent long métrage Tom à la Ferme où le jeune canadien s’était lancé dans un thriller plutôt sombre, Mommy est émouvant et très poétique malgré un scénario plutôt dur, Mommy nous a fait rire, nous a fait pleurer. Mommy est une leçon de vie, la douceur et la violence en même temps. Je pourrais continuer la liste de qualificatifs longtemps comme ça car je n’arrive pas à trouver le mot exact qui pourrait transcrire l’effet que produit le film quand on l’a vu.

Le réalisateur a confié au public lyonnais son envie de tourner ce film en format 1:1, qu’il nomme aussi format carré.

Depuis le début je savais que je voulais tourner en 1:1 parce que j’avais tourné le clip d’Indochine, College Boy en 1:1. C’est toujours un fantasme que j’ai eu. L’idée derrière l’utilisation de ce cadre dans Mommy c’était d’être près du cœur, près du personnage, près de l’humain.

On connait l’importance de la musique dans les films de Xavier Dolan, cette fois il a décidé de l’aborder autrement. Dans ce film il décide que ce sont les personnages qui sont maîtres de leur musique à l’aide de la compile que le personnage Steeve écoute tout au long du film.

Je me suis dit à chaque fois qu’on entendrait une chanson dans Mommy, à l’exception de Born To Die de Lana Del Rey jamais ça ne jouerait sur le film mais dans le film pour que l’on sente que les personnages sont en maîtrise de leur histoire. 

Le film aborde le problème de trouble du comportement chez le jeune Steve. 

J’aime les personnages très contrastés très intenses, moi ça me stimule plus en tant que créateur. Toutes les réalités sont intéressantes mais moi j’ai plus de facilité et de plaisir à aborder l’idée d’être plus intense. J’aime filmer les explosions.

Steve est un personnage fort, interprété par Antoine Olivier Pilon 

Je suis quelqu’un de plutôt hyperactif à la base. Pour la préparation je n’ai pas pris de cours pour être agressif. Xavier est capable d’incarner tous les personnages du film. Quand j’avais une question pour la scène il me la faisait en incarnant mon personnage.

Le film sort le 8 octobre 2014 et je vous encourage vivement à aller dans les salles obscures de votre ville pour le voir. Je vous laisse donc avec quelques photos que j’ai prises et je tenais à remercier toute l’équipe du Comoedia pour l’organisation de cette soirée.

J’ai rencontré… Quentin Tarantino

Quentin Tarantino

Impossible de trouver un adjectif pour qualifier cette soirée du 16 octobre 2013. Pourtant j’ai bien cherché mais aucun ne convient. Vous me direz, mais qu’est ce qui a bien pu se passer de si extraordinaire? La réponse est : J’ai rencontré Quentin Tarantino.

Chaque années les lyonnais accueillent le Festival Lumière. Il s’agit d’un grand festival qui met à l’honneur le cinéma. Un évenement durant lequel est remis le prix lumière.  Je vous épargne toute l’histoire qui serait un peu longue à raconter. Ce que vous devez savoir c’est que ce sont les frères Lumières qui sont à l’origine de ce festival. En 2013 donc le prix est décerné à monsieur Quentin Tarantino, un personnage hors du commun dont j’avais fait l’éloge lors d’un précédent article. Dès l’annonce toute contente à l’idée de voir une personne que j’admire beaucoup dans cette ville de Lyon et pas à Paris, j’attends patiemment l’annonce de la mise en vente des places.

19 Septembre 2013, ça y est les billets sont en vente mais partent à une vitesse folle’ surtout ceux ou Quentin Tarantino sera présent. Résignée, ne trouvant aucun moyen d’obtenir une place, on décide avec une amie de faire notre propre soirée Quentin Tarantino improvisée en guise consolation.

15 octobre 2013, le festival a commencé depuis un jour et j’apprends que que monsieur s’amuse dans un bar pas très loin de chez moi, je décide donc de m’y rendre. 1h30, j’ai croisé Clotilde Courau et Raphael, mais toujours aucune trace du maitre. Qu’à cela ne tienne je tente de nouveau ma chance le lendemain.

16 octobre 2013, 00h50 (oui c’est très précis), je reçois un sms qui va changer le cours de ma soirée :

« QUENTIN TARANTINO ARRIVE » 

Qui aurait pu croire un jour que je rencontrerai le réalisateur qui me fait vibrer avec ses films depuis maintenant 5 ans, et ce dans mon petit quartier de Lyon ? Personne. Il est bel et bien là, discute avec ses fans, il a le sourire et il est visiblement très content d’être là. Totalement l’image que je me faisais de ce monsieur avant de pouvoir échanger quelques mots avec lui. Pas facile quand il se trouve devant vous. J’ai été tellement ridicule que j’ai réussi à lui faire dire Oh thank you, you’re a sweetheart ! Et ça, ça vaut tout l’or du monde. Même si c’était que deux trois mots pour lui dire, je suis une grande fan de ce que vous faites, c’est un rêve pour moi de vous rencontrer ici à Lyon.

Cet article pourra paraitre un peu naif, un peu sans intérêt pour certains, Je ne le fais pas dans le but de raconter. Mais je finirai en disant qu’il y a des rencontres qui nous changent et je crois que celle ci en fait partie.

Un grand merci Mr Tarantino

Quentin Tarantino

© Levon Biss
© Levon Biss

J’avais envie de vous parler d’une de mes idoles dans le septième art, Quentin Tarantino.

Connu pour ces films « humoristico-violents » (ça existe ça ? Non c’est un mot que j’ai inventé spécialement pour lui et ses films), il faisait déjà parler de lui en 1994 quand Pulp Fiction, un de ses films cultes, a reçu la palme d’or. Certains criaient au scandale d’autres au génie. j’avais donc envie de vous donner un peu mon avis en essayant d’oublier le fait que c’est une idole pour moi. Et j’espère que cela vous donnera envie de voir ou de revoir ses films.

Il y a d’abord cette polémique, sur ses deux dernieres réalisations Inglourious Basterds et Django Unchained dont je voudrais parler. Le fait qu’il est pris des sujets graves comme l’esclavage ou la seconde guerre mondiale et de les tourner un peu à la dérision n’a pas plu à tout le monde. Certes cela pose la question Peut-on rire de tout ? C’est vrai que ce sont des sujets qui ont blessé beaucoup de personnes même encore aujourd’hui, mais je trouve que cette façon qu’il a de les prendre avec humour c’est ça que j’aime chez lui et je pense pas qu’il voulait blesser ou heurter qui que ce soit.

La deuxième chose qui fait qu’on peut ne pas du tout aimer ses films, la violence. Il est très réputé pour ça. De Reservoir Dogs à Kill Bill, ils contiennent tous des scènes ultra violentes. Mais pas plus que dans d’autre films je trouve. Qu’on ne vienne pas me parler de violence gratuite parce que je pense que la série des films Saw et compagnie, en matière de violence gratuite ils sont bien placés aussi.

On ne peut pas parler de Quentin Tarantino sans parler de musique. Elle a une place importante dans le cinéma mais plus particulièrement dans ses films à lui. Il a un don pour ça vraiment. Je prends l’exemple de cette scène mythique dans Reservoir Dogs ou l’un des personnage coupe littéralement l’oreille à un policier pris en otage sur cette chanson géniale des Stealers Wheels qu’est Stuck In The Middle With You. Oui ce n’est pas une chanson approprié à cette scène et c’est pour ça que ça la rend drôle, même si elle est très violente. D’ailleurs grâce à cette scène le groupe à pu se faire connaitre.

Voilà tout ce qui pour moi est la marque de fabrique de ce grand réalisateur qui maintenant est reconnu comme l’un des plus grands et c’est pour ça que la ville de Lyon lui remettra le prix lumière en octobre prochain et que j’espère de tout cœur pouvoir y être pour pouvoir tout vous raconter en détail. Je terminerai avec cette fameuse scène de Reservoir Dogs, âmes sensibles abstenez vous c’est un conseil.